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21.11.2011 - 25.11.2011
\\ workshop 2011-2, Mayence

Cette nouvelle rencontre avait pour but de décider un certain nombre de dispositions concernant l’exposition à Coblence, tout en regardant vers Sigean. Il s’agissait en outre de notre dernière rencontre avant cet événement, aussi fallait-il se mettre d’accord sur un certain nombre de points, notamment concernant le catalogue, l’accrochage et le contenu de la communication. L’expérience des accrochages à Toulouse et à Pougues-les-Eaux matérialisait encore nos discussions .





Une excursion à Coblence, ville historique du Land de la Rhénanie-Palatinat toute proche de Mayence, avait été très vite organisée afin de se rendre compte du lieu de notre exposition, le Musée Ludwig. L’endroit au confluent de la Moselle et du Rhin, juste derrière une imposante statue de l’empereur Guillaume 1ER- , révélait des accents romantiques et une charge historique puissante. L’espace intérieur, sur deux étages, était compartimenté par des cimaises qui dissimulaient deux rangées de piliers, et les fenêtres obstruées de cloisons interdisaient toute lumière naturelle.



La question d’un éventuel remaniement de l’espace a donc été rapidement envisagée, avec la réouverture des fenêtres , l’abattement des cimaises puis la conception d’une structure occupant le centre de l’espace sur laquelle seraient accrochées les œuvres. Il a été aussi évoqué que chaque participant pense sa proposition de travail à l’échelle de l’espace , sans attendre de se voir attribuer un endroit particulier, ceci afin de provoquer des confrontations voire des superpositions. En effet, il avait été noté durant notre dernière rencontre à Toulouse que notre accrochage avait été trop sage.





La somme de travail importante à achever en seulement quelques jours, et le nombre des questions à résoudre nous ont poussés à travailler par petits groupes. Cela s’est avéré très efficace. Ainsi nous nous sommes réparti les tâches telles que la conception du catalogue qui devait notamment faire un lien entre les deux expositions, et nécessairement se diviser en plusieurs parties distinctes pour pouvoir être édité au plus proche de chaque exposition ; l’affiche qui devenait urgente ; la construction de maquettes des deux lieux faisant apparaître avec évidence des différences notables de caractères dans leur simple volume. À la fin de la chaque journée, les différents groupes faisaient état de leurs recherches que l’on discutait alors. On peut noter d’ailleurs que les sujets des discussions, et les problèmes à résoudre se font de plus en plus concrets et précis bien que le contenu de l’exposition en lui-même soit encore très flou. Concernant ce contenu, des échéances ont été mises en place afin que chaque participant envoie une proposition, sur la base de laquelle on pourra discuter et construire la mise en espace.



L’un des moments forts de la discussion a concerné la structure, car on devait y voir un moment décisif et déterminant de l’accrochage. Sa place centrale dans l’espace, sa prétendue neutralité en tant que mur porteur et les questions qui s’y rattachaient offraient un vrai champ de prise de décision, et se révélaient comme un fil conducteur, ainsi qu’une sorte de liant pour l’ensemble des exposants. Philipp fit une proposition très concrète : un grand mur coupait l’espace en diagonale, et deux autres perpendiculaires à celui-ci, plus courts, venaient ajouter des espaces plus intimistes. Cette proposition était plutôt classique, mais a suscité l’adhésion de la majorité des participants. De plus, bien que le choix d’accrocher des œuvres sur une autre œuvre ne soit pas si neutre, elle jouait d’emblée avec ce mécanisme de superposition que nous voulions mettre en place. Une autre possibilité avancée fut d’imaginer des modules en bois nus mobiles, dont les dimensions seraient en rapport avec la distance entre deux piliers. Une autre possibilité encore aurait été de laisser l’espace tel quel et de jouer avec ses défauts, de procéder à des ouvertures sauvages des fenêtres par exemple.



Virnich remarquait assez justement que nous parlions très peu de peinture finalement, et que nos discussions se rapportaient toujours à des éléments périphériques tels que la structure ou l’accrochage par exemple. Doit-on penser que le concept de peinture soit à ce point ineffable? Ou cherche-t-on à éviter un sujet qui fâche, surtout s’il reste dans une frange idéologique ? Il semblerait que de se refuser à définir la peinture de manière théorique donnerait la primeur à la pratique et ainsi la possibilité de se définir par elle-même.





Les éléments périphériques que nous discutons sont-ils suffisant, bien qu’ils cernent et donc définissent en quelque sorte la peinture ? Doit-on se satisfaire du fait que la peinture se définisse elle-même dans le faire, et qu’elle sera finalement ce que chacun voudra bien qu’elle soit ? Doit-on penser qu’une définition théorique soit néfaste à une pratique ? Doit-on voir le sensible comme la seule voie prospective, interdisant par là une définition conceptuelle qui la contiendrait trop? À partir des propositions individuelles dont on pourra simuler la mise en espace à l’aide des maquettes, nous pourrons discuter et avancer sur le problème de la structure, créer un ensemble vivant qui pourra s’ajuster, notamment par le ressort de superpositions. Bien que nous ne serons plus vraiment amenés à nous voir, nous échangerons sur le réseau internet les différentes propositions de chacun.