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3.7.2011 - 10.7.2011

\\ workshop 1-2011, ESBA Toulouse

Cet exercice se voulait être une confirmation de l’expérience positive en Bourgogne. Nous disposions cependant de plus de temps, de plus d’espace et d’un peu plus de moyens. L’accrochage a donné lieu à un vernissage ouvert au public, à l’intérieur de l’école même, au 3e étage.   

        

En haut
La semaine a commencé par un tour de table rapide durant lequel chacun a montré un travail récent, ce fut l’occasion de découvrir celui des nouveaux participants, en présence de Leyla Moget, responsable du L.A.C. de Sigean qui avait répondu à notre invitation. On lui présenta le site peinture2020malerei.









La production devait prendre pied dans un décor planté par Herve Sénant, avec une conférence sur les avant-gardes françaises dans les années soixante d’après l’ouvrage L’Art du XXe siècle 1939-2002, par Daniel Soutif avec la contribution de Didier Semin.  Ce choix devait dévoiler un rayonnement important, encore décisif aujourd’hui , notamment dans un champ politique. Il mettait en avant les figures majeures et les positions les plus radicales: Simon Hantaï, le groupe BMPT, support-surface. Il élargissait le panorama avec Maurice Estève, Alfred Manessier, Serge Poliakoff , Nicolas de Staël, Gérard Fromanger. Cette conférence d’historien avait cet avantage de régler pour le moment certaines questions de fond sur la peinture qui pouvaient créer des antagonismes un peu stériles, des discussions interminables, même si l’exposé pouvait être critiqué et remis en cause. Son aspect incontournable et sa relative objectivité fournissaient un terrain d’entente, un sujet, une matrice et ainsi permettaient le déclenchement d’un travail de production. Brit Meyer eut à cœur de présenter le travail du dramaturge Heiner Müller dont elle soulignait les rapports à une certaine plasticité. On fit aussi un saut à la bibliothèque des Abattoirs où Julien Alins accrochait un travail de sérigraphie sur papier et sur fenêtre lors de l’exposition « Braconnages ». A partir de ce moment chacun évoqua son projet d’accrochage et on se mit à l’ouvrage.

Le constat que l’on peut faire de cet accrochage est dans la continuité de ce qui a pu se produire en Bourgogne. On peut d’une part relever une indéniable hétérogénéité conséquente de l’appropriation relativement libre par les étudiants de certaines formes, ainsi que d’un usage élargie de la peinture qui les amène parfois à employer d’autres médiums tels que la vidéo, la sérigraphie, le ready-made, la performance. On doit y voir une situation propice à une vraie possibilité de devenir et d’émancipation. Il faut rappeler que ceci étant admis, l’enjeu et la difficulté du projet se concentrent dans son aspect collectif, en tant que production à caractère multiple et à visée convergente. Ce qui fait apparaître une contradiction d’emblée et dont la résolution ferait sens. On peut d’autre part faire mention de la grande capacité des étudiants à s’adapter, ici et là-bas, qui tout en étant fascinante pose des questions. Il ne fait pas de doute que le processus fonctionne, de la production à l’accrochage, et qu’il se rode. On sent que cette capacité d’adaptation facilite les choses, catalyse le processus, efface les disparités, les difficultés de langage, favorise une certaine fraîcheur et nous éloigne d’une rupture éventuelle et d’une possibilité d’échec. Est-ce que cette formidable capacité d’adaptation qu’ont les étudiants leur a-t-elle déjà permis de dépasser les difficultés de départs, les apparentes dissensions, qu’ils auraient tout simplement contournées ? Ou au contraire cette situation de non-conflit, d’annihilation du risque d’échec met-elle en péril le sens du projet et son bien fondé ? Cette situation est-elle favorable à ce que se produise vraiment quelque chose ? Cette situation à mon sens révèle une étape nécessaire, celle d’un processus qui fonctionne certes, mais qui reste insuffisante et dont on ne doit pas se contenter. On a évoqué la prise de responsabilité, notamment concernant la capacité à tenir une position esthétique. Il est clair que chaque participant doit se demander ce qu’il fait dans le projet, quelle est la nature de son implication, ce qui paraît plus équivoque certainement pour un étudiant pour qui  le projet pourrait se confondre avec le cursus scolaire classique.



Un moment important a été l’attribution et la répartition des travaux dans l’espace. Le travail propre de chaque participant étant en devenir, à des stades d’avancement différent, l’accrochage a donc été le vrai moment décisif, le levier avec lequel on a pu réellement construire, confronter les travaux ou les associer. Ne peut-on pas peser plus avant sur le résultat de nos mises en espace? Nous connaissons déjà nos prochains lieux d’exposition, des lieux minutieusement choisis avec des identités propres qu’il faudra prendre en compte. Il serait bon d’anticiper et de confronter très vite les intentions de chacun, notamment lors de notre prochaine rencontre à Mayence afin de pouvoir mettre en place une discussion très concrète sur son contenu et son orientation. Nous pourrions travailler sur des maquettes.



Il semble que les choses sont pour le moment simplement posées, que les deux exercices sont satisfaisants, mais qu’il doit encore se produire quelque chose, et que ce n’est pas simplement une question d’ajustement, d’ampleur ou de moyens. Les travaux sont encore simplement juxtaposés les uns à côté des autres, il faut trouver un point de convergence, il faut que l’énergie se décolle des murs et retrouve une place centrale, sans pour autant remettre en cause la multiplicité des propositions - c’est là pour ma part que se trouve l’enjeu collectif.